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Recrutement, mode d'emploi

  

14h50 20.02.13

Si la période des mutations n'ouvrira officiellement que le 15 avril, les dirigeants aixois s'activent déjà, bien évidemment. Mais comment le recrutement aixois s'organise-t-il ? Gilbert Doucet, manager général, donne des explications.

 Au sein des clubs de rugby professionnels, l'arrivée du printemps rime bien souvent bouillonnement. Ça s'agite, ça discute, ça espère, ça prévoit, ça anticipe, ça téléphone, ça observe… Bref, c'est une grande partie de la saison suivante qui se joue en ce moment : "oui, c'est vrai que cette période est capitale, confie Gilbert Doucet, manager général du Pays d'Aix Rugby Club. Un recrutement raté et c'est toute la saison suivante qui risque d'être compliquée. L'objectif, c'est de minimiser les risques, prendre des joueurs dont on pense qu'ils apporteront réellement quelque chose, et sans rien enlever…"

Analyse interne

Le recrutement se fait donc en plusieurs temps. "La première des choses, c'est de repérer, de détecter les points forts et les points faibles de l'équipe. Ce qui a marché et ce qui n'a pas marché dans le jeu, explique Gilbert Doucet. Et ça, pour tous les secteurs du jeu : touches, mêlées, plaquages, regroupements, jeu au pied, pénalités, jeu de relance…". Le staff technique va ensuite confronter cette analyse aux forces vives de l'effectif : "on met ça en relation avec les qualités et défauts de nos joueurs. On regarde ce qui va pouvoir être amélioré. Et si on voit qu'on ne peut pas combler un manque…" À ce moment-là, et uniquement à ce moment-là, le club va se tourner vers de nouveaux joueurs : "on va alors cibler des recrues potentielles, dresser une liste de joueurs qui rentreraient dans le cadre fixé", confie le manager général en montrant un calepin rempli de noms. Et des réunions sont ainsi régulièrement organisées avec Lucien Simon, le préisdent, Didier Nourault et Conrad Stoltz, les entraîneurs.

"Qui seront les cadres ?"

CV, DVD, coups de fil… Engager un nouveau joueur ressemble, tout compte fait, au recrutement d'un salarié lambda : "on reçoit parfois des images très brèves et des CV évidemment très avantageux pour les joueurs. On ne voit parfois pas grand-chose et on nous dit qu'ils sont les meilleurs… Lorsqu'on ne connait pas le joueur, il y a là un gros travail d'analyse technique et de recherche, pour discerner le vrai du faux". Hormis les qualités techniques et physiques du joueur, d'autres paramètres seront pris en considération : "on veut que les joueurs qu'on va prendre "collent" parfaitement avec le style de jeu que le club veut avoir. On veut aussi que ces joueurs aient de la personnalité. Stratégiquement, il est important d'avoir sur le terrain des joueurs qui soient des meneurs d'hommes ainsi que des leaders dans le jeu. Si un même joueur peut avoir ces deux qualités-là… C'est forcément un gros atout pour lui", explique Doucet, qui place la question suivante au cœur de la réflexion : "qui seront les cadres ?". Au final, l'objectif est clair : "il faut essayer d'apporter une plus-value technique à l'effectif en place", mais cela ne va pas sans risque : "intégrer de nouveaux joueurs c'est bien, mais cela demande de reconstruire quelque chose, de fédérer de nouveau un groupe… Alors forcément, il découle de ces choix le caractère des hommes, qui est au moins aussi important que les qualités intrinsèques du joueur".

Garder l'identité du club

Autre paramètre primordial : "l'aspect budgétaire". "Tout ce que je viens de raconter, c'est fixé par un cadre financier. Combien va-t-on consacrer au renouvellement de tel ou tel poste…", détaille le manager du PARC. Au sortir de cette réflexion : "on aura entre 26 et 28 joueurs. Le reste, on le réserve à des joueurs issus du club, on leur garde des places", insiste-t-il. Comme ce fut le cas, cette saison, pour Manu Charlier, Romain Barriol ou encore Romain Longépée (les deux derniers en photo ci-dessus, ndlr). "Ça rentre dans le cadre de notre politique de formation. Et puis, faire évoluer des jeunes, ça permet de garder l'identité du club, de développer notre état d'esprit. Ça consacre aussi le travail de nos formateurs", explique-t-il.
Voilà pour la forme. Pour le fond, les réponses arriveront entre le 15 avril et le 15 juin 2013, dates de la prochaine période de mutations fixée par la Ligue Nationale de Rugby.